



Pas de limite d'âge pour faire la Trans Ille-et-Vilaine. Longtemps le doyen avait plus de 80 ans, cette année il n'a que 74 ans ! Hier, que ce soit en ville ou à Chênedet baigné de soleil, la Trans équestre peut assurément faire très envie. Mais au fait, est-ce réservé aux seuls cavaliers émérites ou bien au plus grand nombre ?
Le mieux est encore de cerner le profil de ces fondus tout autant de randonnée que d'équitation auprès de sa nouvelle et affable présidente rennaise, Bérangère Pillet.
« Primo, pour randonner aussi assidûment il faut très bien connaître sa monture. C'est pourquoi 99 % des participants sont propriétaires de leur cheval. Des études montrent que l'entretien de ce dernier revient à environ 5 € par jour. Ce n'est donc pas une question d'argent mais plutôt de passion ».
Certes, mais il faut quand même avoir un très bon niveau d'équitation ? « Pas forcément, les niveaux sont au contraire très disparates. C'est aussi l'intérêt d'un tel rallye : des randonneurs assidus côtoient justement des cavaliers qui hésitent à se balader seuls. Ici, ils trouveront un encadrement, une intendance, des conseils et surtout une solidarité qui les mettront en confiance pour progresser. La Trans fonctionne sur les valeurs du bénévolat associatif, sur la défense militante de l'esprit randonnée et sur l'éducatif. C'est fondamental. Nous ne sommes pas des vendeurs de randonnées à bon marché ».
C'est donc tout cela que les cavaliers venus en grande majorité du grand Ouest et parfois de plus loin (un Alsacien est inscrit) viennent chercher ? « Oui mais aussi de la convivialité, un esprit de groupe. Ils cherchent enfin de nouveaux horizons (dans lesquels ils reviennent parfois seuls) et à consolider leur réseau centré sur une passion commune ». Et physiquement est-ce à la portée de tous ? « Pas besoin d'être un athlète, il faut juste une bonne forme physique et un peu d'endurance. Chaque étape représente entre cinq et six heures d'équitation à environ 60 % au pas, 30 % au trot et 10 % de galop. Mais au fil des jours se rajoutent des bobos, aussi bien pour le cheval que pour le cavalier, et une fatigue cumulée ».
Pas de limite d'âge non plus ? « On a longtemps eu à nos côtés un cavalier de plus de 80 ans qui avait commencé l'équitation la retraite arrivée. Là, notre doyen a 74 ans ». Et socialement, les adhérents proviennent-ils surtout des classes élevées ? « Là encore le brassage est total. Pour cette édition par exemple, nous avons une violoniste d'orchestre, des agriculteurs, un banquier, des ouvriers, des éducateurs, etc. Tout le monde se côtoie sans problème et c'est une richesse supplémentaire »
Précisons enfin que l'inscription à la Trans nécessite obligatoirement d'adhérer à l'association des Amis du cheval d'Ille-et-Vilaine (AACIV), laquelle fêtera ses 20 ans l'an prochain.
J.-L. GUÉRIN
Contact : AACIV, centre commercial Opéra La Giraudais 35 740 Pacé, tél. : 02 99 85 66 21. Site internet : www.aaciv.com ou mail : aaciv@wanadoo.fr