



Installée depuis quelques mois dans la zone d'activités de l'Aumaillerie, dans les anciens locaux de Ten Cate Enbi puis de SPPP, l'entreprise STI Biotechnologie va s'implanter durablement, deuxième quinzaine de mai, en bordure de l'A84. Plus précisément à Saint-Étienne-en-Coglès dans la ZI de Sainte Eustache (près de la biscuiterie Mère Poulard) où elle vient d'acheter l'ancien site Kernov, autrement dit 1 000 m2 de bâtiment sur une parcelle d'un hectare. « La production de nos solutions et techniques innovantes se fera sur place. Le personnel de la Société passera donc 8 personnes à 12 ou 14 durant l'année » précise le PDG Léandre Barotin. Un homme d'affaires, de formation commerciale HEC et agronomique, qui est à la tête de plusieurs entités dans une à Allonnes (Sarthe) et une autre plus connue localement, Nutriconcept (25 salariés) basée à Paron.
« Ajouter des bactéries »
Les activités du groupe sont très larges et touchent aussi bien le traitement des gaz dans l'agriculture, la dégradation des déchets organiques et végétaux en partenariat avec des industriels, l'alimentation aquacole « aux côtés de l'Ifremer » et la valorisation de la production animale. Mais au-delà de ses applications très « pointues » auprès de partenaires industriels tels la SAURE ou Véolia, STI Biotechnologie voudrait se tourner localement vers le grand public. Et plus précisément devenir un allier des adeptes du compostage, dont le nombre ne cesse de croître.
« Cette technique est moins évidente à maîtriser qu'il n'y paraît. Inciter les gens à y recourir, comme le fait le Sictom, est une excellente chose. Toutefois il faut donner des solutions à ceux qui sont en échec sinon ils s'en détourneront à jamais. Et là c'est dramatique » plaide Léandre Barotin. Parmi les solutions il y a l'activateur bio : « Le principe est d'ajouter des bactéries lactiques au compost. Autrement dit du vivant (flore d'appoint) qui accélère, de façon naturelle, la fermentation donc la dégradation des déchets végétaux ». Léandre Barotin et son directeur commercial Daniel Robert se sont déjà fait les dents sur plus coriace : « Des éleveurs qui devaient gérer de gros volumes de paille utilisée, donc d'importants coûts de transport, nous ont chargés de trouver une solution. Notre activateur l'a permis grâce à une prédestruction végétale permettant de sensiblement réduire le poids ». Le groupe a également une expérience au Brésil où certains végétaux, extrêmement résistants et filandreux, ne pouvaient être ingérés par les bovins « sans une sorte de prédigestion ». Les bactéries introduites s'y sont employées avec succès...
J-L.G.
Contact : STI Biotechnologie, Tel 02 99 99 41 50. Informations complémentaires sur www.actibio-compost.fr