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Le 20 juillet, la transat Québec Saint-Malo s'élancera du port de Québec (photo). L'épreuve a bien failli être compromise par un incident diplomatique entre les cousins de la Belle Province et la cité corsaire. : Ouest-FranceRégis Labeaume, le maire de Québec, était à La Rochelle pour lancer les festivités du 400e anniversaire de la ville de Québec. Il en a profité pour désamorcer la polémique concernant le déroulement de la transat Québec Saint-Malo qui s'élancera, le 20 juillet, de la Belle Province. L'affaire a alimenté les colonnes de la presse canadienne, au cours des derniers jours.
Privé de financements
Tout est parti de Saint-Malo, lorsque René Couanau, le député-maire a appris que les festivités prévues chez lui étaient annulées. Il avait prévu de rassembler les onze premières nations amérindiennes, qui peuplaient le Québec avant l'arrivée des Européens. Le mois dernier, le projet n'a pas reçu les financements attendus des gouvernements canadien (fédéral) et québécois (provincial)
Le maire de Saint-Malo n'a pas caché son amertume. « Nous avons été très déçus, très surpris aussi. Nous pensions que notre proposition, qui avait reçu le label du 400e anniversaire, était intéressante par rapport à ce qui passait ailleurs. »
L'autre évènement de l'été, la transat Québec Saint-Malo, semblait également mal engagé. « Nous n'en sommes qu'à un premier échange de courriers alors que, d'habitude, les choses étaient calées plus d'un an à l'avance. Ce retard est préjudiciable », regrettait René Couanau. Par ailleurs, les organisateurs quebécois de l'épreuve réclamaient une rallonge financière, ce que le maire a refusé.
En plein 400e anniversaire, la polémique a fait grand bruit de l'autre côté de l'Atlantique. On parlait même d'une arrivée à La Rochelle, pour la prochaine édition, en 2012... Régis Labeaume est donc venu à la rescousse de la transat. Faute de rencontrer son homologue malouin, il lui a téléphoné dès son arrivée en France. Une intense activité diplomatique, qui semble avoir porté ses fruits.
Enterrer la hache de guerre
« Saint-Malo, c'est réglé. Il va y avoir une transat », a déclaré le maire de Québec, qui a promis d'en parler à Jean-Pierre Raffarin. L'ancien Premier ministre préside le Comité d'organisation français du 400e anniversaire, il sera prochainement en déplacement au Québec. De son côté, René Couanau s'engage à renouveler son soutien financier, de l'ordre de 150 000 €, afin de permettre une semaine de festivités, lors de l'arrivée à Saint-Malo. De plus, il enverra une délégation malouine le jour du départ à Québec.
Pour en finir définitivement avec la polémique, les organisateurs de la transat ont même prévu un volet sur les premières nations pendant cette semaine de festivités. En espérant définitivement enterrer la hache de guerre avec Saint-Malo, la ville qui a vu naître Jacques Cartier, le découvreur du Canada.
Olivier BERREZAI.