









Le regard de Jean-Baptiste Lecrosnier est aujourd'hui tourné vers les bords de la Loire. : Ouest-FranceRennes et Nantes. Deux villes historiquement et géographiquement rapprochées. Mais pour certains, qu'importe les proximités. Pour Jean-Baptiste Lecrosnier, entre Rennes et Nantes, il y a un pas de géant. Un pas de géant professionnel. Après 20 ans passés à l'Avenir de Rennes, en tant que joueur puis entraîneur de l'équipe senior masculine (N3), il s'est engagé avec l'Hermine de Nantes, en Pro B, pour les deux saisons à venir. Là-bas, il sera responsable du centre de formation. « C'est une opportunité exceptionnelle, se réjouit-il. L'occasion de voir un autre basket, une autre façon de travailler. Je vais d'abord regarder, écouter, m'inspirer, puis j'essaierai d'apporter ma patte, mais toujours en étroite relation avec le staff en place. »
Les choses se sont faites tout naturellement. Il y a quelques années, Jean-Baptiste passe ses diplômes de dirigeants en Pays de Loire. Là, il rencontre Antoine Michon, actuel entraîneur de Nantes. Motivé par ce dernier, Jean-Baptiste obtient son BE2, passeport pour devenir assistant ou éducateur, jusqu'en Pro A. « J'étais resté en contact avec Antoine se souvient-il. J'allais les voir à Nantes de temps en temps. Au final, j'ai obtenu cette opportunité. »
Jean-Baptiste Lecrosnier aura sous sa responsabilité un groupe de 20 cadets. Un réel challenge car ils évoluent en D1, le plus haut niveau de la catégorie. « La structure ne m'a pas attendu pour avancer. Un bon réseau est déjà établi. Mon but : former les jeunes, avec à l'esprit, les exigences du monde professionnel. Ensuite, les conduire jusqu'à l'entraînement de l'équipe première. Intégrer une équipe pro, c'est très excitant. Bien sûr, il y a plus de pression. Mais je n'y pense pas pour l'instant. Je vais profiter de mes vacances. »
En quittant l'Ille-et-Vilaine, Jean-Baptiste laisse derrière lui 20 ans d'une vie de basket riche en souvenirs. La liquidation de l'équipe première de l'Avenir dans les années 90, les périodes de galère qui ont suivi, puis les remontées successives. « Quelle superbe période, raconte-t-il tout sourire. Pendant quelques saisons, on gagnait pratiquement tout. Il y en a même une où on ne connaît pas du tout la défaite. On connaît plusieurs promotions successives, pour se stabiliser en N3. Tout cela avec une équipe très peu modifiée, sous la houlette de l'entraîneur Philippe Brié. »
En plus de ses fonctions au centre de formation nantais, Jean-Baptiste aura également la possibilité de participer à des missions ponctuelles pour l'équipe première. Il prendra également part à la cellule de recrutement et à la détection des jeunes talents. L'occasion d'emmagasiner de nombreuses connaissances sur le monde du basket professionnel et d'en faire bénéficier, un jour, le basket rennais. Dans quelques dizaines d'années peut-être.
J. L.