









Frédéric Saint-Geours, président de l'UIMM. : C. StefanJe viens participer à l'assemblée générale de l'Union des industries et métiers de la métallurgie d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan qui se tient ce jeudi à Rennes. Depuis mon élection à la tête de l'UIMM en décembre dernier, j'ai effectué un tour de France des différentes organisations territoriales de l'IUMM et je participe également à quelques assemblées générales. Pour me rendre compte de la situation sur le terrain. Et je porte une affection particulière à l'Ouest de la France et plus particulièrement à Rennes où se trouve PSA.
En mars dernier, vous avez déclaré dans la presse que l'IUMM était une maison sans contrôle. Qu'en est-il après six mois de présidence ?
Nous avons mis en place les éléments d'une bonne gouvernance avec de nouveaux statuts. Aujourd'hui, nous disposons de tous les éléments d'une transparence financière totale. Notre réserve financière étant d'environ 600 millions d'euros. Et tout aussi important, nous avons mis en place des instruments de contrôle et d'audits pour évoluer là encore dans la plus grande transparence. Aujourd'hui, l'IUMM se porte bien.
Mais l'IUMM ne souffre-t-elle pas d'un déficit d'image ?
Nous avons effectivement un travail d'explication à mener sur le rôle de l'UIMM. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, l'IUMM n'intervient pas que dans la métallurgie. Il faut abandonner les images du passé à la Dickens. L'UIMM englobe aussi les secteurs de la construction automobile, de l'aéronautique, de l'électronique. Nous avons un véritable travail de conviction à mener et nous allons d'ailleurs lancer un site plus particulièrement à l'attention des jeunes. Ludique et démonstratif sur le thème « le meilleur est à venir ».
Une union qui a besoin de main-d'oeuvre ?
Nous estimons nos besoins de recrutement à 100 000 personnes par an sur cinq ans. Nous avons besoin de jeunes qui ont soif de réussite et de mobilité. Les métiers des industries et de la métallurgie ont énormément évolué et offrent de belles carrières.
Propos recueillis
par Samuel NOHRA.